Comment échapper un candidat en 10 jours (ouvrables)

Selon une étude de Robert Half, près de quatre entreprises sur dix font languir leurs postulants

  • 72 % des professionnels perdent intérêt pour un emploi s’ils n’ont pas de nouvelles dans les deux semaines suivant l’entrevue initiale

 

Toronto, Ontario — La recherche d’emploi est déjà suffisamment ardue dans le contexte actuel, mais une nouvelle étude effectuée par l’entreprise mondiale de recrutement Robert Half vient révéler un nouvel obstacle à surmonter pour les candidats : celui de ne recevoir qu’une rétroaction négligeable – ou de se faire embobiner – de la part des employeurs.

Près de quatre gestionnaires principaux sur dix (39 %) interrogés ont indiqué que leur entreprise prend plus de temps à embaucher dans le contexte actuel, même si elle a accès à un plus grand bassin de talents. Lorsqu’on leur a demandé de révéler comment ils maintiennent l’intérêt des candidats pendant le processus d’embauche, les réponses les plus courantes comprenaient la planification de multiples rondes d’entrevue, la réalisation de tests de compétences et la prescription de formations préparatoires en ligne.

Les candidats n’ont pas une patience infinie

Dans un sondage parallèle, 72 % des professionnels ont déclaré qu’ils perdent intérêt pour un emploi s’ils ne reçoivent pas de réponse de l’employeur dans les deux semaines (ou dix jours ouvrables) suivant l’entrevue initiale. Ce pourcentage grimpe à 87 % s’il n’y a pas un suivi quelconque dans les trois semaines.

« Lorsque les employeurs étirent inutilement le processus d’embauche, cela peut être extrêmement frustrant pour les chercheurs d’emploi et certains décrochent pour chercher d’autres occasions, a déclaré David King, président de district principal de Robert Half au Canada. Les recruteurs doivent agir rapidement et faire preuve de transparence et de réactivité à l’égard des candidats – dès la première communication jusqu’à ce qu’une décision d’embauche soit prise dans un délai raisonnable – s’ils souhaitent attirer les meilleurs talents. »

Les travailleurs ont eux aussi révélé ce qu’ils feraient s’ils avaient l’impression que les recruteurs les font languir :

  • Ignorer l’employeur et s’extraire du processus : 48 %
  • Faire une croix définitive sur l’entreprise et refuser de l’envisager pour des occasions futures : 44 %
  • Inscrire un commentaire négatif de façon anonyme sur les sites d’évaluation : 24 %
  • Exprimer leur frustration par l’entremise de leurs comptes sur les réseaux sociaux : 16 %

« Les entreprises dont les pratiques d’embauche sont longues et pénibles s’exposent à des conséquences négatives, incluant des plaintes en ligne pouvant nuire à leur crédibilité, a ajouté M. King. En créant une expérience de recrutement positive, les organisations évitent de perdre des candidats qualifiés tout en renforçant leur réputation d’employeur de choix. »

À propos du sondage

Les sondages en ligne ont été mis au point par Robert Half et menés par des firmes de sondage indépendantes du 19 novembre 2020 au 25 janvier 2021. Ceux-ci comprennent les réponses de plus de 450 gestionnaires principaux dont les organisations ont embauché de nouveaux employés pendant la pandémie, et de plus de 500 travailleurs de 18 ans et plus œuvrant dans des entreprises au Canada.

À propos de Robert Half

Fondée en 1948, Robert Half est la première et plus grande firme de recrutement de personnel spécialisé au monde. L’entreprise compte plus de 300 bureaux de recrutement dans le monde et offre des services d’embauche et de recherche d’emploi à l’adresse roberthalf.ca/fr. Pour obtenir d’autres conseils de carrière et de gestion, consultez le blogue de Robert Half à l’adresse roberthalf.ca/blogue.