Dix bonnes questions d’entrevue à poser à un professionnel de la comptabilité ou de la finance

Par Robert Half le 5 novembre, 2016 à 21:00

Vous avez une pile de CV d’intéressants candidats en comptabilité et en finance sur votre bureau. Quelle est la prochaine étape? Pour évaluer les connaissances de ces candidats, posez-leur des questions en fonction de leur niveau de compétences et du type de poste à combler.

Voici dix questions à poser en entrevue : 

« Quelle est la différence entre les comptes créditeurs et les comptes débiteurs? »

Voici l’une des nombreuses questions élémentaires à poser en entrevue pour être au fait des connaissances générales en comptabilité d’un candidat à un poste de premier échelon, comme professionnel en tenue de livres ou aide-comptable. Ses réponses verbales et non verbales révéleront s’il maîtrise ses bases.

« Dans une comptabilité en partie double, quels éléments d’un livre doivent être égaux? »

Voilà une autre question plutôt fondamentale. Les candidats ayant une formation ou une expérience en comptabilité devraient pouvoir y répondre assez facilement. Comme pour la première question, la façon dont le candidat répond peut vous indiquer s’il est sous-qualifié ou surqualifié pour un poste subalterne.

« Une société règle ses paiements au moyen de trois comptes de banque. De combien de livres a-t-elle besoin? »

C’est un bon point de départ pour savoir si un candidat connaît les livres. Observez sa réaction initiale et utilisez-la pour approfondir la discussion sur ses compétences en fonction du poste à pourvoir. La réponse devrait révéler dans quelle mesure le candidat a réfléchi à la manière dont les comptes se rapportent aux secteurs d’activité et aux principes comptables généralement reconnus.

« Nommez deux ou trois types de journaux auxiliaires. »

Oui, c’est une question assez facile, mais vous pourrez adapter vos prochaines questions selon les particularités de votre entreprise ou le parcours professionnel du candidat. Vous pourriez également présenter, à titre de test d’aptitude, quelques extraits de journal et demander au candidat de les expliquer. La réponse du candidat montrera sa capacité à relever des erreurs ou des omissions.

« Quelles méthodes avez-vous déjà utilisées pour estimer une créance irrécouvrable? »

Voilà qui peut lancer une conversation sur les façons dont le candidat a abordé ce processus courant dans ses emplois précédents. Un récent diplômé pourra tenter une déduction logique grâce à ses connaissances théoriques. Par sa réponse, le candidat montrera son degré de connaissances des méthodes les plus couramment utilisées. Il pourrait même vous demander comment procède votre entreprise.

« Pourquoi est-il plus facile de frauder par une écriture de journal que par un livre? » 

Les professionnels de la comptabilité, surtout ceux qui ont géré des livres ou travaillé à temps plein en tenue de livres pendant plusieurs années, devraient pouvoir improviser une réponse. S’il a reçu une formation institutionnelle axée sur l’audit ou l’analyse de fraude, le candidat pourra certainement détailler sa réponse et donner des exemples. 

« Avec quels progiciels de gestion intégrée (PGI) avez-vous déjà travaillé? » 

Ici, la plupart des professionnels devraient être en mesure de répondre, surtout ceux qui ont déjà travaillé au sein d’organisations de moyenne taille et de grande taille. Parmi les réponses possibles, notons : Hyperion, Microsoft Dynamics GP ou Oracle Enterprise Manager. Si le candidat débute dans le domaine, vous pourriez orienter cette discussion vers les titres comptables et les possibilités de formation. Par exemple, demandez-lui quels PGI il aimerait maîtriser. En discutant de ces outils, en demandant au candidat où il les a appris et en disant lesquels votre entreprise utilise, vous découvrirez les besoins de formation de ce potentiel employé.

« Quelle expérience avez-vous en développement de mesures de rendement? »

Bien que générale, cette question peut susciter des réponses qui permettront d’évaluer tous les types de candidats : des débutants aux analystes financiers en passant par les professionnels en milieu de carrière qui aspirent à des postes dont les responsabilités comprennent la gestion d’un budget et de personnel.  

 « Une société privée ayant atteint le seuil de rentabilité reçoit un investissement de 10 millions de dollars. Quelle serait votre stratégie pour dépenser ou investir cet argent? » 

Il s’agit là d’une question situationnelle, une façon pratique de sonder la capacité d’un candidat à élaborer un scénario éventuel dans un poste de direction financière. La réponse du candidat vous montrera si son approche concorde avec celle de votre équipe et s’il cadre bien dans votre culture organisationnelle.

« Quelles difficultés avez-vous déjà rencontrées pour encadrer une équipe chargée d’analyser les projets? »

Nous n’avons pas cru bon préciser davantage cette question qui vise à vous permettre de détecter chez le candidat ses aptitudes à diriger. Ici encore, vous pouvez la modifier en fonction des particularités du poste à pourvoir ou du parcours professionnel du candidat. Comme à la neuvième question, la réponse dévoilera la capacité de réflexion critique du candidat et vous donnera une bonne idée de ses techniques de gestion.

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